11/03/19

J’ai décidé de choisir ce modèle pour te répondre, afin de bien synthétisé mes idées et de laisser une trace plus ordonnée de nos conversations longues et quelquefois presque chaotiques. Aussi en t’écrivant je peux me lire, et donner une nuance plus sérieuse, personnelle et vintage à nos discussions.

Mon idée fait référence particulièrement a un écrivant que je lis en ce moment, et sur lequel j’ai oublié le chemin qui m’a conduit vers lui. Je ne sais plus si je l’ai lu sur un article, sur un livre ou si quelqu’un me l’a recommandé, donc le fait de ne plus savoir la réponse m’obsession à tel point de me rendre fou, et sentir que ma mémoire et chaque jour plus faible. Ma mémoire semble un appartement vide, habité que par fantômes, des portes qui s’ouvrent et se ferment toutes seules et qui laissent échapper des souvenirs lointains de ma première enfance et des rêves que je croyais oubliés. La plupart du temps on y trouve de la pénombre, et rarement, dans ce lieu d’obscurité, un éclat de lumière interrompe l’oublie et me montre des fragments d’un moi-même qui existait auparavant. Donc je finis par ne plus connaitre qui je suis ou qui j’étais, ou maintenant que je me relis je n’ai aucune idée d’où vient les mots précédents.

Se perdre me semble la meilleure façon de se retrouver. Je pense qu’on expérimente rarement dans la vie adulte ce sentiment d’angoisse suit à se retrouver dans un endroit inconnu. Je me rappelle que quand j’étais petit et je sortais avec ma mère en ville j’avais peur de ne plus la retrouver, car plusieurs fois je ne la trouvais plus parmi la multitude en centre-ville. Je me croyais perdu pour l’éternité et je m’imaginais une vie encore plus solitaire qu’à ce moment-là. Quand on se perd on a l’opportunité d’être enfin avec soi-même.

Le Mexique est un pays surréaliste, commet une fois a dit André Breton lorsqu’une visite à ce pays étrange et complexe. On pourrait dire que le Mexique c’est le centre du monde, mais qu’il se trouve aux antipodes. Le Mexique me faisait rêver de la France, et je me disais que la vie se trouvait ailleurs, dans un pays que je croyais comprendre et dans lequel je pourrais me sentir comme moi-même, et au même temps comme un autre. J’ai quitté mon pays à cause d’une incompréhension réciproque et pour une envie plus profonde de solitude.

Je connais le monde qu’à partir de la littérature, un monde si vaste que mon éphémère existence ne me permettra de comprendre totalement, mais je suis content avec ce microcosme crée à partir de mes futiles et graves expériences, voyages et lectures. Le monde est aussi les gens qui l’habitent, donc si on part de la notion de que toute personne est un monde…

Nous sommes nés par hasard, et trouver une réponse à notre existence me semble l’excuse parfaite pour continuer à vivre.
Imagine que cette lettre est arrivée dans une bouteille, elle est parcourue une grande et impossible distance pour être trouvé par toi, donc tu peux la réponde ou l’oublier, mais je voudrais bien retrouver une petite bouteille avec une feuille mystérieuse la prochaine fois que je sors pour me promener à coté de la mer.

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